Vie du SYNASAV
PORTRAITS D’ÉLUS – Jérôme Belzung : du commerce au terrain, un parcours au cœur de la maintenance
À la tête de Confort Énergies et bientôt pleinement dirigeant de l’entreprise, Jérôme Belzung s’inscrit dans une trajectoire construite entre terrain, industrie et entrepreneuriat. Engagé de longue date au SYNASAV, il poursuit son implication en région avec une ambition : renforcer la dynamique collective, valoriser les métiers de la maintenance et accompagner les entreprises face aux enjeux de recrutement et de transition énergétique.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Jérôme Belzung, je viens d’avoir 50 ans. J’ai grandi à Paris et en région parisienne, avant d’arriver à Nantes pour le lycée. Après un IUT de commerce, j’ai fait mes armes dans différents secteurs, la téléphonie, le textile ou encore la logistique. Vers 25 ans, j’ai ressenti le besoin de donner une dimension plus concrète et manuelle à mon métier. J’ai donc fait le choix de reprendre un CAP électricien, avec l’envie d’aller sur le terrain. Le commerce m’a rattrapé, J’ai intégré le groupe SONEPAR en charge d’un secteur d’entreprises d’électricité. Quelques années plus tard, je suis revenu sur Nantes pour rejoindre Ariston/Chaffoteaux, où j’y ai travaillé pendant 10 ans. C’est dans ce cadre que j’ai connu Confort Énergies, qui faisait partie de mes clients. J’ai proposé au dirigeant de l’époque de développer l’activité, et j’ai rejoint l’entreprise en 2016. J’en détiens 40 % des parts depuis 2018, et je reprendrai entièrement l’entreprise en juin prochain, au départ à la retraite de mon associé.
Quelle est votre entreprise et son activité principale ?
Confort Énergies existe depuis 1999. Nous sommes implantés à Nantes et sur le littoral, avec une agence à Saint-Nazaire. L’entreprise compte aujourd’hui 25 collaborateurs répartis sur ces deux agences. Notre cœur de métier est la maintenance auprès des particuliers, qui représente environ 80 % de notre activité. Nous intervenons également sur le petit tertiaire. Nous gérons entre 10 000 et 11 000 contrats de maintenance chaque année.
Depuis combien de temps êtes-vous dirigeant et qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?
J’ai pris mes fonctions en 2016, en tant que responsable du développement, puis co-gérant en 2018. Ce qui me passionne, c’est avant tout le challenge et la curiosité. C’est un métier en constante évolution, avec beaucoup de nouveautés. Il y a aussi une forte dimension humaine, en interne comme avec les clients. La maintenance est aujourd’hui au carrefour de nombreux enjeux : on attend de nous des résultats concrets, avec un rôle de plus en plus important dans la durée de vie des équipements. On est dans une logique de réparation, d’optimisation, plutôt que de remplacement systématique. Cela donne du sens à notre métier. J’ai d’ailleurs tenu à garder un lien avec le terrain : j’ai passé mon habilitation pour la manipulation des fluides en 2021 et j’ai réalisé des mises en service. Aujourd’hui, je m’en éloigne progressivement, même si j’en fais encore ponctuellement.
Depuis quand êtes-vous engagé au sein du SYNASAV et à quel moment avez-vous décidé de vous investir davantage ?
L’entreprise était déjà adhérente au SYNASAV. Pour ma part, je me suis impliqué progressivement : j’ai été vice-président de la région lors du mandat précédent, à partir de 2020, dans la grande région Ouest. Avec le redécoupage en 2023, je suis devenu président de région, et j’entame aujourd’hui un second mandat.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous présenter à cette fonction de président régional ?
Ce sont avant tout les rencontres et la qualité des échanges. Le SYNASAV est un lieu où l’on peut discuter librement des problématiques du métier, avec des personnes impliquées et engagées. Les échanges sont constructifs, que ce soit en région ou au niveau national. C’est cette dynamique collective qui m’a donné envie de m’investir davantage et de prendre des responsabilités.
Comment est composé votre bureau régional (Vice-président/Trésorier/Secrétaire). Pourquoi eux ?
Le bureau est composé de professionnels que je connais depuis plusieurs années, avec qui j’ai des relations de confiance. Cela s’est fait assez naturellement. Certains ont souhaité s’impliquer davantage, et cela s’est construit sur la base de l’envie et de l’engagement de chacun.
Selon vous, quel est aujourd’hui le rôle essentiel du SYNASAV pour les entreprises de la profession ?
Le SYNASAV joue un rôle essentiel de représentation et de visibilité, à tous les niveaux : des pouvoirs publics jusqu’aux écoles de formation. Il contribue à faire connaître nos métiers, notamment celui de la maintenance, qui reste encore trop peu visible. L’objectif est de mieux faire comprendre notre rôle et de valoriser la profession.
Quelles seront vos priorités pour ce mandat à l’échelle du territoire ?
L’une de mes priorités est de renforcer le bureau régional et d’élargir la participation. L’idée est d’impliquer davantage de professionnels, d’avoir des réunions plus riches et plus représentatives. Je souhaite aussi encourager l’adhésion de nouveaux confrères, pour renforcer la dynamique collective.
Quels sont les enjeux majeurs auxquels les entreprises du secteur doivent faire face aujourd’hui ?
Le principal enjeu reste le recrutement et la fidélisation de personnel qualifié. La transition énergétique accentue ces besoins : intervenir sur une pompe à chaleur ne requiert pas les mêmes compétences que sur du gaz ou du fioul. Il faut donc investir dans la formation et la montée en compétences. Au SYNASAV, nous défendons une approche pragmatique : il n’y a pas de solution unique. Nous accompagnons chaque adhérent en fonction de sa réalité, sans exclure aucune énergie. Nous croyons au mix énergétique et à des solutions adaptées au cas par cas.
Comment souhaitez-vous travailler avec les adhérents et être à leur écoute ? Quel message aimeriez-vous adresser aux adhérents du SYNASAV en début de mandat ?
Je souhaite être disponible et accessible. Beaucoup d’entreprises, notamment les plus récentes, ont besoin d’éclairage sur des sujets techniques, administratifs ou organisationnels. Le rôle du président régional est aussi de faire le lien entre le terrain et le national, en remontant les problématiques et en facilitant les échanges.
En dehors de votre activité professionnelle, qu’est-ce qui vous anime, ou vous ressource ?
Passer du temps en famille et prendre du temps pour les loisirs : ce sont des moments essentiels pour se ressourcer et garder un équilibre.
Le SYNASAV en trois mots ?
Energie, échanges et avenir.
A découvrir aussi
Vie du SYNASAV