Vie du SYNASAV
PORTRAITS D’ELUS – Vincent DOS SANTOS : « Mieux vaut anticiper plutôt que subir »
Issu d’un parcours entièrement construit sur le terrain, Vincent Dos Santos dirige aujourd’hui une entreprise familiale spécialisée dans la maintenance et le remplacement d’équipements gaz à Paris. Président du SYNASAV Île-de-France, il s’engage pour représenter les entreprises, défendre leur savoir-faire et renforcer les échanges entre professionnels dans un contexte en pleine mutation.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis Vincent Dos Santos. J’ai commencé très jeune dans le métier à 16 ans, avec un CAP installateur sanitaire à Nangis (77), suivi d’un BEP installateur thermique puis d’un bac professionnel en génie climatique. À 19 ans, j’ai été embauché chez VB Gaz à Vitry-sur-Seine, une entreprise familiale, où j’ai débuté comme installateur avant d’évoluer vers des fonctions de responsabilité. En 2008, nous avons repris une petite structure de trois salariés, Selo & Compagnie, que nous avons développée sous le nom de Celo Gaz. J’en ai pris la gérance dès cette période, puis j’ai repris entièrement l’entreprise en 2018 avec mon associé, Sébastien, qui est aussi mon cousin. L’entreprise est restée familiale, ce qui est très important pour moi.
Quelle est votre entreprise et son activité principale ?
Aujourd’hui Celo Gaz compte 20 salariés, dont 14 techniciens sur le terrain. Nous sommes installés à Paris XIIIe depuis 2021 et intervenons principalement à Paris et le sud-est francilien. Notre activité est centrée sur le remplacement d’équipements gaz, ainsi que sur le dépannage, le service après-vente et l’entretien de chaudières et de chauffe-eau, gaz et électriques. Nous travaillons exclusivement auprès d’une clientèle de particuliers.
Depuis combien de temps êtes-vous dirigeant et qu’est-ce qui vous passionne dans ce métier ?
Je suis dirigeant depuis 2008, mais en réalité, j’ai grandi dans cet univers. Mon père était plombier-chauffagiste, et je passais déjà mes vacances scolaires sur les chantiers. Le terrain a toujours été une évidence pour moi. J’ai aimé apprendre le métier de manière concrète, rester polyvalent et évoluer progressivement vers la partie chauffage. Ce qui me passionne, c’est cette diversité : chaque intervention est différente, chaque situation demande une adaptation. C’est un métier vivant, où l’on ne s’ennuie jamais.
Depuis quand êtes-vous engagé au sein du SYNASAV et à quel moment avez-vous décidé de vous investir davantage ?
Je suis engagé au SYNASAV depuis 2008, dès la création de Celo Gaz. C’était une évidence, car VB Gaz était déjà adhérent. Je me suis ensuite investi davantage au fil des années, notamment en devenant trésorier de la région Île-de-France pendant trois mandats à partir de 2014.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous présenter à cette fonction de président régional ?
Le déclic est venu progressivement, notamment lors des interrégionales, où j’ai pris pleinement conscience du rôle du SYNASAV. Mais c’est surtout le contexte récent qui a renforcé mon engagement. Depuis le Covid et certaines annonces des pouvoirs publics, notamment autour du chauffage gaz, nous avons été fortement bousculés. Cela m’a donné envie de m’impliquer davantage pour défendre notre métier, représenter mes confrères et porter la voix des entreprises. L’enjeu de l’électrification, par exemple, pose de vraies questions techniques et économiques. Le SYNASAV permet justement d’avoir cette liberté de parole, d’échanger et de chercher des solutions collectives. Pour moi, c’est aussi une forme de famille professionnelle.
Comment est composé votre bureau régional ?
Nous avons constitué une équipe dans la continuité du mandat précédent, avec une particularité : chaque membre du bureau représente un département différent d’Île-de-France. Cela nous permet d’avoir une vision plus complète du terrain, car les problématiques peuvent varier d’un territoire à l’autre. Cette diversité est essentielle pour faire remonter les bonnes informations et proposer des solutions adaptées.
Selon vous, quel est aujourd’hui le rôle essentiel du SYNASAV pour les entreprises de la profession ?
Le SYNASAV joue un rôle clé pour faire remonter les réalités du terrain et accompagner les entreprises, quelle que soit leur taille. Les sujets sont nombreux : réglementation, juridique, recrutement, organisation interne… Le syndicat apporte des réponses concrètes et aide les dirigeants à prendre des décisions éclairées. Aujourd’hui, pour moi, le SYNASAV est devenu un véritable appui au quotidien.
Quelles seront vos priorités pour ce mandat ?
À l’échelle de l’Île-de-France, la priorité est de rassembler. Le principal défi reste le manque de temps des chefs d’entreprise, qui limite leur participation. Nous souhaitons organiser trois à quatre rencontres par an, dans des formats favorisant les échanges. L’objectif est que chacun puisse s’exprimer, partager ses problématiques et repartir avec des solutions. Créer du lien, encourager la participation et renforcer le sentiment d’appartenance : c’est essentiel.
Quels sont les enjeux majeurs auxquels les entreprises du secteur doivent faire face aujourd’hui ?
Le recrutement reste un enjeu majeur. Nous travaillons avec des structures comme La Solive ou l’École Gustave pour former de nouveaux profils et donner leur chance à des jeunes ou à des personnes en reconversion. Il est également essentiel de maintenir un haut niveau de qualité de service, en formant en continu les équipes et en répondant aux attentes des particuliers.
Comment souhaitez-vous travailler avec les adhérents et être à leur écoute ?
Nous voulons multiplier les temps d’échange, dans une logique conviviale et constructive. L’idée n’est pas de faire uniquement des réunions techniques, mais d’aborder tous les sujets : ressources humaines, organisation, planning, problématiques terrain… Aucun sujet ne doit être laissé de côté.
Quel message aimeriez-vous adresser aux adhérents du SYNASAV en début de mandat ?
Venez aux réunions et impliquez-vous. Nous avons besoin de toutes les voix. Il est toujours préférable d’anticiper et de construire des solutions ensemble plutôt que de subir les problèmes une fois qu’ils sont là. Le SYNASAV ne peut avancer que si ses adhérents participent activement.
En dehors de votre activité professionnelle, qu’est-ce qui vous anime ou vous ressource ?
Je pratique beaucoup de sport : salle, piscine, vélo. J’aime particulièrement partir à vélo pour découvrir de nouveaux paysages. Et bien sûr, passer du temps en famille et entre amis reste essentiel.
Le SYNASAV en trois mots ?
Engagement. Humain. Réactivité.
A découvrir aussi
Outils adhérents