Les enjeux de l'électrification de votre parc automobile
Loi LOM : les 4 volets à connaître
La loi d'Orientation des Mobilités, renforcée par la loi Climat et Résilience et complétée par la taxe incitative au verdissement, impose quatre familles d'obligations aux entreprises :
Volet 1 - Verdissement des flottes : quotas de véhicules à faibles émissions à chaque renouvellement, taxe incitative en cas d'écart.
Volet 2 - Bornes de recharge (IRVE) : équipement et pré-équipement obligatoires des parkings de bâtiments non résidentiels.
Volet 3 - Plan de Mobilité Employeur (PDME) : mobilité domicile-travail à négocier dès 50 salariés sur un même site.
Volet 4 - Forfait Mobilités Durables (FMD) : dispositif facultatif d'aide aux mobilités douces, exonéré jusqu'à 600 € par an.
Verdissement des flottes
Informations mises à jour le 14 octobre 2026
L'obligation
- Entreprises de plus de 50 salariés gérant un parc de plus de 100 véhicules légers (détenus ou loués).
- Part minimale de véhicules à faibles émissions (< 50 g CO₂/km) à chaque renouvellement annuel.
- Déclaration des taux sur data.gouv.fr avant le 30 septembre.
L'échéance
- 2022 : 10 % — 2024 à fin 2026 : 20 % des renouvellements.
- 1ᵉʳ janvier 2027 : 40 %, hybrides rechargeables exclus du décompte.
- 1ᵉʳ janvier 2030 : 70 %.
Sanctions et contraintes
- Taxe incitative : 4 000 € par véhicule manquant en 2026, 5 000 € dès 2027.
- Publication des résultats par entreprise (effet réputationnel).
- Refonte du plan de renouvellement, charge utile et recharge à anticiper.
Avantages fiscaux et aides
- Exonération de la taxe annuelle sur les émissions de CO₂ (ex-TVS).
- Amortissement déductible plafonné au niveau le plus favorable (30 000 €).
- Avantage en nature réduit pour les véhicules électriques.
Faire le point sur son profil
Pourquoi : c'est le point de départ qui dit si vous êtes soumis ou libre de choisir.
- Par choix (coût, image, appels d'offres, ZFE) ou par obligation, la démarche commence par un état des lieux.
- Effectif, nombre de sites et d'agences, implantation en zone à faibles émissions.
- Moins de 11 salariés : profil TPE artisanale, le plus répandu chez les adhérents Synasav. Hors seuils de la loi, mais concerné par les ZFE, le coût d'usage et les attentes des clients.
- Vérifier si les seuils de la loi s'appliquent : plus de 50 salariés et plus de 100 véhicules.
Composition et usage de la flotte
Pourquoi : la flotte réelle décide de ce qui est électrifiable dès aujourd'hui.
- Nombre de VUL et de VP, âge du parc, rythme de renouvellement annuel.
- Kilométrage réel par tournée : maintenance et dépannage souvent 40 à 150 km par jour dans un rayon d'environ 50 km.
- Usages chantier : charge utile, volume, distances longues, à analyser séparément.
Stationnement et recharge
Pourquoi : sans solution de recharge, aucun véhicule électrique ne tient la tournée.
- Où dorment les véhicules : dépôt, agence, domicile du technicien ?
- Puissance électrique disponible sur site et obligations IRVE du bâtiment.
- Possibilité de recharge chez le salarié : équipement, coût, suivi des consommations.
Cadre économique et fiscal
Pourquoi : le coût net dépend des taxes et des aides, pas du seul prix d'achat.
- Coût de possession actuel et budget de renouvellement.
- Taxes et avantages en nature applicables aujourd'hui à la flotte.
- Aides et dispositifs mobilisables au moment de la commande.
Question 1 — Suis-je concerné ?
Pourquoi : la réponse change tout, obligation à respecter ou opportunité à saisir.
- Réponse Synasav : l'obligation vise les entreprises de plus de 50 salariés disposant de plus de 100 véhicules.
- En dessous des seuils, la démarche relève du choix : coût d'usage, accès aux ZFE, exigences des donneurs d'ordre.
- Nos adhérents équipent progressivement leur parc quelque soit leur taille en ne perdant pas de vue les obligations : sur plusieurs centaines de véhicule les sanctions sont significatives.
- De nombreuses entreprises d'une dizaine de techniciens se sont engagées sans attendre la contrainte.
Question 2 — L'électrique tient-il mes tournées ?
Pourquoi : c'est le doute n°1 des adhérents, il se lève avec des kilomètres réels.
- Réponse Synasav : oui pour la majorité des tournées de maintenance, à condition d'anticiper la planification et la recharge.
- Les usages chantier, à forte charge utile ou à longue distance, se traitent au cas par cas.
- Un de nos adhérents rapporte qu’en hiver il peut manquer jusqu'à 70 km, mais aucune panne en dix ans.
- Selon nos adhérents, le frein n°1 reste le prix d'achat ; les grands utilitaires restent difficiles pour les gros rouleurs.
Question 3 — Qui recharge, et qui paie ?
Pourquoi : la recharge est le vrai sujet d'organisation, plus que le véhicule lui-même.
- Réponse Synasav : définir la politique de recharge avant l'achat, notamment pour les véhicules ramenés au domicile.
- Borne ou câble, remboursement de l'électricité, suivi des consommations : à cadrer dans une note interne.
- Un de nos adhérents témoigne que le suivi des recharges est essentiel, que ce soit avec des prises standards ou des câbles à puce (marché en pleine évolution) ; 6 à 9 kVA suffisent.
- Nos adhérents signalent des tarifs de cartes très variables (analyse de marché indispensable).
- La situation des salariés en appartement est à traiter à part.
Artisan / TPE — moins de 11 salariés
Parcours court : commencer par 1 véhicule test et 1 solution de recharge.
- Obligation de verdissement : non applicable, la démarche relève du choix économique.
- Priorité : un premier véhicule électrique sur la tournée la plus régulière, recharge au dépôt ou au domicile.
- Vigilance : charge utile et autonomie en hiver, coût du câble ou de la borne à domicile.
Objectif : décider sur un premier véhicule.
Peu de véhicule(s) à arbitrer : lever le doute sur le coût et l'autonomie, avec la preuve par les pairs.
Simulateur TCO : électrique ou thermique ? ›
Témoignage artisan : 3 000 €/an d'économies ›
Recharge à domicile : borne ou câble ? ›
Petite entreprise — 11 à 49 salariés
Parcours : plan de renouvellement sur 3 ans.
- Obligation : non applicable tant que le parc reste sous 100 véhicules, mais anticipation utile.
- Priorité : segmenter le parc entre tournées de maintenance (électrifiables) et usages chantier.
- Vigilance : politique de recharge à écrire avant les premières commandes.
Objectif : bâtir un plan de renouvellement.
Passage au parc et aux tournées : choisir le bon utilitaire et justifier l'investissement en interne.
Guide d'achat utilitaire électrique 2026 ›
Comparateur des utilitaires électriques ›
Simulateur TCO par profil de tournée ›
Quelle puissance de borne choisir ? (Mister-EV) ›
Moyenne entreprise — 50 à 249 salariés
Parcours : suivi annuel des taux et des seuils.
- Obligation : applicable dès que le parc dépasse 100 véhicules, avec déclaration annuelle.
- Priorité : calculer le taux de verdissement des renouvellements et cadrer l'équipement des sites en bornes.
- Vigilance : Plan de Mobilité Employeur obligatoire au-delà de 50 salariés sur un même site.
Objectif : piloter les taux et les seuils.
La flotte existe déjà : l'enjeu devient l'optimisation fiscale et sociale, pas la conviction.
Fiscalité des flottes : récapitulatif détaillé ›
Réforme des avantages en nature ›
Recharge au travail : avantage fiscal ›
ETI et grands groupes — 250 salariés et plus
Parcours : pilotage centralisé et reporting.
- Obligation : pleinement applicable, avec exposition à la taxe incitative en cas d'écart.
- Priorité : trajectoire pluriannuelle 2027 puis 2030, gouvernance flotte, contrats-cadres et infrastructure multi-sites.
- Vigilance : passage à 40 % en 2027 sans les hybrides rechargeables.
Objectif : trajectoire 2027-2030 et infrastructure.
Soumis aux quotas LOM : trajectoire pluriannuelle et infrastructure de recharge à grande échelle.
TVS : exonération des véhicules électriques ›
Recharge en itinérance (Chargemap Business) ›
Pharmat : bornes au domicile des collaborateurs ›
Voiture électrique : avantages pour l'entreprise ›
Sources officielles
Simulateur d'aide au choix d'un véhicule électrique (Électrifions la France) ›
AVANTAGES EN NATURE
Les Outils Automobile Propre
Pourquoi : les outils d'Automobile Propre chiffrent ce que l'expérience Synasav indique qualitativement.
Liens partagés avec l'accord d'Automobile Propre : en les ouvrant, vous quittez l'environnement Synasav.
***** Le livre blanc : Electrifier votre flotte d'entreprise en 10 étapes
Diagnostic express, par où commencer :
Rentabilité des voitures électriques : est-ce vraiment moins cher ?
Simulateur TCO VE vs thermique (outil)
Simulateur autonomie (outil)
Plan d'action 90 jours :
Voiture électrique : quels avantages pour les entreprises ?
Fiscalité des flottes 2025 — récapitulatif détaillé (mise à jour attendue)
L'électrique gagnant : réforme avantages en nature
TVS : exonération pour les véhicules électriques
Choisir mes véhicules
Guide d'achat utilitaire électrique 2026
Témoignage artisan : 3 000€/an d'économies avec son VUL (témoignage)
Comparateur VUL électriques + Comparateur VP électriques toutes catégories (outil)
Préparer l'infrastructure
Recharge domicile salarié : borne ou cable ?
Recharge au travail : avantage fiscal maintenu jusqu'en 2027 (Chargemap)
Recharge en itinérance (Chargemap)
Quelle puissance de borne choisir ? (Mister EV)
Pharmat équipe ses collaborateurs de bornes à domicile (témoignage)
Maintenance, compétences et installation des bornes
RÉPARER UN VÉHICULE ÉLECTRIQUE - Pourquoi : la disponibilité du véhicule dépend de l'accès à la réparation.
- Un adhérent témoigne d'un VE classé en épave par un expert alors qu'il était réparable après réarmement d'un contacteur de choc.
- À anticiper : identifier l'atelier partenaire avant la première commande.
INSTALLER ET ENTRETENIR LES BORNES - Pourquoi : l'IRVE est un métier d'adhérent autant qu'un besoin interne.
- Comme le rapporte un de nos adhérents, les interventions de niveau 1 sur les bornes sont assurées en interne.
- Un adhérent certifié IRVE souligne la difficulté à obtenir des instructions claires des fabricants.
- Autre témoignage : l'étude de capacité promise n'ayant pas été réalisée, dimensionnement et abonnement ont été compliqués.
ASSURANCE ET HABILITATION - Pourquoi : un point juridique oublié bloque tout le déploiement.
- Installation d'une borne ou d'un câble chez le salarié : vérifier assurance et habilitations.
- Comme le souligne un de nos adhérents, le sujet est très sensible pour les petites entreprises.
- Câble intelligent lié à un véhicule : question posée aux fournisseurs pour éviter les abus.
Fiscalité, aides et prix d'achat
AVANTAGES EN NATURE - Pourquoi : c'est un coût salarié, pas seulement un coût de flotte.
- Comme l'indique un de nos adhérents, la réforme des avantages en nature a directement influencé son choix de véhicules.
- Plusieurs adhérents jugent son caractère rétroactif injuste.
- Ajustements observés entre le moment de la commande et celui de la livraison.
TAXES ET TAI (TAXE ANNUELLE INCITATIVE) - Pourquoi : la fiscalité fait basculer un arbitrage serré.
- Mise en œuvre progressive de la taxe annuelle incitative, avec des modalités variables selon les entités.
- Exonération de TVS pour les véhicules électriques, à intégrer au calcul du coût net.
- Effet volume : plus le parc est important, plus l'écart se creuse.
AIDES ET CERTIFICATS D'ÉCONOMIE D'ÉNERGIE - Pourquoi : les aides changent vite, la page devra afficher sa date de mise à jour.
- Comme le décrit un de nos adhérents, le contrôle du dispositif CEE est rigoureux.
- Les aides à l'achat des utilitaires électriques évoluent, avec un calendrier à surveiller (entrées et sorties des véhicules éligibles)
- L'éco-score devient un critère pour l'obtention des CEE.
-
Toujours vérifier l’éligibilité annoncée par les constructeurs et la liste ADEME (mise à jour mensuelle)
PRIX D'ACHAT : LE VRAI DÉCLENCHEUR - Pourquoi : le frein n°1 cité par les adhérents reste le prix, pas l'autonomie.
- Comme le raconte un de nos adhérents, il est passé à l'électrique récemment en trouvant des véhicules à moins de 10 000 € HT.
- Selon son témoignage, il n'existait auparavant quasiment rien en dessous de 30 000 €.
- Opérations commerciales signalées permettant d'acquérir des utilitaires électriques au prix du thermique.
1 - Retours d'expérience de nos adhérents :
Test des câbles "Intelligents" - maj 29/09/26
Un de nos adhérents teste les solutions du marché concernant les "Câbles intelligents". (nous ne communiquons pas sur les références commerciales mais uniquement sur les spécifications techniques des produits).
Il nous partage ses premiers retours :
2 - Actualités, Dossiers de presse, Évolutions réglementaires
Dossier de presse : le véhicule électrique et sa recharge - 07/10/26
Ademe - Présenté par le gouvernement le 23 avril dernier, le plan d’électrification des usages vise notamment à renforcer notre résilience et à réduire notre dépendance aux énergies fossiles. Celles-ci représentent encore 58 % de la consommation finale d’énergie.
Parmi les 22 mesures de ce plan, six sont consacrées à l’électrification de nos mobilités et de nos transports. Elles visent notamment à réduire la facture énergétique des ménages et des entreprises, tout en favorisant une mobilité plus propre et plus abordable.
Équipement en bornes de recharge (IRVE)
Informations mises à jour le 14 octobre 2026
L'obligation
- Bâtiments non résidentiels dotés d'un parking (bureaux, agences, entrepôts).
- Équiper une partie des places en bornes et pré-équiper les places restantes.
- Installation par un professionnel qualifié IRVE au-delà de 3,7 kW.
L'échéance
- Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 : parkings existants de plus de 20 places, 1 point de recharge pour 20 places (5 %).
- Neuf ou rénovation lourde, plus de 10 places : 20 % des places pré-équipées et 1 borne installée.
Sanctions et contraintes
- Non-conformité opposable lors des travaux, cession ou renouvellement de bail.
- Puissance disponible, coût de raccordement et de génie civil.
- Supervision, maintenance et refacturation des consommations.
Avantages fiscaux et aides
- Programme ADVENIR : prise en charge partielle des bornes en entreprise.
- Recharge au travail : avantage en nature neutralisé jusqu'au 31 décembre 2027.
- Opportunité de marché pour les adhérents : installation, maintenance, conseil.
Plan de Mobilité Employeur (PDME)
Informations mises à jour le 14 octobre 2026
L'obligation
- Entreprises réunissant plus de 50 salariés sur un même site.
- Mobilité domicile-travail à intégrer aux Négociations Annuelles Obligatoires.
- À défaut d'accord : plan de mobilité à élaborer (covoiturage, vélo, transports en commun).
L'échéance
- En vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2020.
- Sujet à traiter à chaque cycle annuel de NAO.
- Plan à actualiser régulièrement (durée usuelle de 3 ans).
Sanctions et contraintes
- Pas de pénalité financière dédiée, mais absence de négociation = délit d'entrave.
- Défaut de plan opposable en appels d'offres et démarches RSE.
- Diagnostic des déplacements et concertation à mener en interne.
Avantages fiscaux et aides
- Outils méthodologiques et accompagnement de l'ADEME.
- Levier pour déployer le forfait mobilités durables, exonéré dans les plafonds.
- Réduction des coûts de déplacement et attractivité RH.
Forfait Mobilité Durables (FMD)
Informations mises à jour le 14 octobre 2026
L'obligation
- Dispositif facultatif pour l'employeur, créé par la loi LOM.
- Une fois mis en place, il bénéficie à tous les salariés selon les mêmes règles.
- Couvre vélo, covoiturage, EDP motorisés, transports publics hors abonnement.
L'échéance
- Cadre applicable depuis 2020, sans date butoir.
- Plafonds appréciés par année civile.
- En 2026 : 600 € par an et par salarié, 900 € en cumul avec un abonnement de transport.
Sanctions et contraintes
- Aucune sanction : le dispositif reste facultatif.
- Justificatifs ou attestation sur l'honneur, égalité de traitement, gestion en paie.
- Risque de redressement URSSAF au-delà du plafond exonéré.
Avantages fiscaux et aides
- Exonération d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales dans le plafond.
- Cumul avec la prise en charge obligatoire de 50 % des abonnements.
- Alternative économique au véhicule de fonction pour le domicile-travail.
